La coquette de Shanghai – Wang Anyi

La coquette de Shanghai, écrit par Wang Anyi, raconte la jeunesse de Xiaoqiu dans la Chine de la Révolution culturelle, alors que sa naissance scandaleuse (elle est née de père inconnu) et sa beauté sensuelle lui valent de subir critiques et rejet.

J’ai un avis plutôt mitigé quant à ce roman. Je ne l’ai pas détesté, mais je n’ai pas été très emballée par ce récit, et j’ai même dû me forcer un peu pour en terminer la lecture… Le résumé m’avait intriguée, mais j’ai perdu l’intérêt vers le milieu du roman… Comme dit ci-dessus, les deux caractéristiques principales de Xiaoqiu sont qu’elle est une fille illégitime, et que sa beauté attire la convoitise des hommes et les méchancetés des femmes. Malgré sa bonne nature (disons qu’elle endure tout sans se plaindre), Xiaoqiu, comme les autres personnages, n’est guère attachante. Comme elle, tous les personnages semblent déterminés depuis le début et ne connaissent que peu d’évolution ; d’ailleurs, la plupart d’entre eux ne sont même pas nommés, à l’instar de la sœur de Xiaoqiu. Tout comme ce roman m’a semblé souffrir d’un manque de caractérisation de personnages, il manque aussi de « réelle » péripétie… Xiaoqiu se borne à traverser sa vie en subissant les avanies. Beaucoup de points intéressants auraient pu valoir un développement, comme la relation d’amour-haine entre Xiaoqiu et sa mère, celle avec sa sœur, la quête du père inconnu ou encore la difficulté de la vie dans les camps de rééducation à la campagne… Rien à faire ! Je reste cependant prudente sur ce point de « manque », car il s’agit peut-être d’une spécificité de la prose chinoise, que je ne connais pas ; La coquette de Shanghai est peut-être un objet d’art littéraire dans sa langue d’origine, mais dans ce cas, la traduction ne me l’a pas suffisamment fait ressentir. En toute honnêteté, je ne pourrais pas dire que j’ai profité de la lecture de ce roman…

32 Wang

Références: WANG, A., La coquette de Shanghai, 2009. Pour l’édition française : 2017, Éditions Philippe Picquier, Arles, traduit du chinois par Brigitte Guilbaud.

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