La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Y a-t-il encore besoin de présenter ce roman ? En retard d’une bonne année et demie sur ce phénomène de la littérature française, je l’ai enfin lu (au bord d’une piscine, ce qui ne gâche rien), et c’est un très bon divertissement et roman d’été ! 

De quoi parle La vérité sur l’affaire Harry Quebert ? De littérature, et de meurtre. Marcus Goldman, un jeune écrivain américain qui, après avoir connu un énorme succès avec son premier livre, connait l’angoisse de la page blanche, est appelé à la rescousse par son ami et ancien professeur d’université Harry Quebert ; on a retrouvé dans son jardin le cadavre d’une jeune fille que tout le monde appréciait, mystérieusement disparue trente ans plus tôt… À côté de ce cadavre, le manuscrit original du livre qui a propulsé Quebert au sommet… Marcus, convaincu de l’innocence de son ami, se prépare donc à enquêter et à découvrir la vérité sur ce qui s’est réellement passé trente ans plus tôt, avec comme enjeux la réputation, l’œuvre littéraire et même la vie de Harry…

La vérité sur l’affaire Harry Quebert est un très bon polar. Les huit cents pages se lisent comme pour rire. L’histoire, construite de manière à multiplier les rebondissements pour le lecteur, nous tient en haleine du début jusqu’à la toute fin. Même si la résolution m’a semblé un peu faible après toutes les pistes lancées par ce fabuleux conteur qu’est Joël Dicker, on lui pardonne cela volontiers.

Du côté des personnages, ils sont fouillés, humains et, pour la plupart, attachants. Il ne s’agit pas ici d’aligner des clichés de personnages, mais d’en décrire, nombreux, avec leurs bons côtés et leurs défauts, leurs forces et faiblesses, et le fait qu’aucun ne soit épargné donne une belle épaisseur au récit. Une chose que j’ai pu beaucoup apprécier chez Joël Dicker est, malgré les faits violents décrits dans le livre, l’absence de gore et de cruauté gratuite qui a eu tendance à envahir les polars (surtout nordiques et anglo-saxons) depuis une dizaine d’années. Pour moi, dans un roman (comme un film ou une série d’ailleurs), tout doit être réfléchi, le gore et la cruauté peuvent avoir leur place, mais ils doivent se justifier, et depuis quelques temps, la mode est à la cruauté juteuse et gratuite « juste pour faire lire ». Dans La vérité sur l’affaire Harry Quebert, on parle de sexe et de mort, mais Joël Dicker n’est jamais inutilement graveleux ou cruel, preuve qu’on peut réussir à écrire un très bon bouquin, plébiscité à la fois par la critique et le public, sans tomber dans de sadiques descriptions, pénibles pour le lecteur avant tout amateur de suspense.

Donc lisez sans hésiter La vérité sur l’affaire Harry Quebert, si ce n’est déjà fait ! J’ai en ce moment sous la main Le livre des Baltimore, où on retrouve en partie Marcus Goldman, et je suis curieuse de découvrir ce que Joël Dicker nous a réservé dans ce nouveau roman !

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Édition utilisée : DICKER, J., La vérité sur l’affaire Harry Quebert, 2012, Éditions de Fallois/ L’Age d’Homme, Paris/Lausanne.

3 réflexions sur “La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

  1. Il est sur ma pile à lire depuis un bon bout de temps, je l’ai acheté à sa sortie mais me suis promis de ne le lire qu’une fois retombé l’enthousiasme né de ce roman auprès du grand public. Il serait donc temps…

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